Lionel Hoche

M.M.O.


vendredi 6 janvier 10h30 & 14h • samedi 7 janvier 10h


Sur Ma Mère l’Oye, la musique composée par Maurice Ravel d’après les contes de Perrault, Lionel Hoche déploie un univers singulier, loufoque et féérique dans lequel évoluent d’étonnants personnages. Les uns semblent drôlement poilus, les autres bougrement ventrus, étrangement colorés ou furieusement pailletés... Dans une esthétique pop ludique et onirique, paysages vidéo et créatures fantasmagoriques nous entraînent vers des contrées imaginaires fabuleuses. Mêlant musique, danse, vidéo et recherche plastique, le chorégraphe donne vie à une nature fantastique dans laquelle chaque arbre, chaque pierre, chaque ruisseau, est habité par des esprits bienveillants et saugrenus.

Ballet de l’Opéra de Lyon

Lucinda Childs / Maguy Marin

Anne Teresa de Keersmaeker

Trois Grandes Fugues


jeudi 8 décembre 19h30 •  vendredi 9 décembre 20h30 •


Le Ballet de l’Opéra de Lyon propose un programme de trois pièces, comme autant de variations d’une même œuvre musicale : la Grande Fugue op. 133 de Beethoven. Trois femmes chorégraphes majeures interprètent chacune à leur manière, les unissons, décalages et contrepoints de la musique, composant respectivement pour quatre, huit et douze danseurs. La fantaisie et les jaillissements joyeux imaginés par Maguy Marin répondent aux silhouettes austères et aux chutes des interprètes d’Anne Teresa de Keersmaeker …

Ballet de Lorraine

Programme Twyla Tharp

Petter Jacobsson


mardi 6 décembre 20h30


Franck Sinatra, Philip Glass, Jean-Sébastien Bach... au cours d’une soirée exceptionnelle, les danseurs du Ballet de Lorraine interprètent trois pièces de la chorégraphe américaine Twyla Tharp, figure majeure qui créa pour les ballets du monde entier, pour Broadway et Hollywood. Composées dans les années 1970-1980, ces pièces s’inscrivent avec éclat dans l’histoire de la danse, mêlant les vocabulaires de la danse moderne et de la danse classique et convoquant volontiers quelques pas de swing, de tango et de cha-cha-cha. Perfection technique, élégance et légèreté... l’émerveillement sera sans aucun doute au rendez-vous !

Escales danse en Val d’Oise

saison 16/17

Hamid Ben Mahi

Toyi Toyi


mardi 4 octobre 20h30


Des tourments de l’histoire naissent des formes puissantes et singulières, moyens d’expression pour les peuples opprimés. Le Toyi Toyi est de ceux-ci. « Sans les chants et le Toyi Toyi, la lutte en Afrique du sud aurait été beaucoup plus longue et sanglante, et n’aurait peut-être pas réussi à vaincre l’apartheid » soutiendront Mandela et Desmund Tutu. Pratique aujourd’hui interdite dans le cadre de manifestations par le gouvernement, cette danse aura pleinement participé à l’émancipation en Afrique du Sud. Dans un tourbillon de danse et de témoignages, d’influences hip-hop et d’images vidéo, les quatre danseurs rappellent les luttes passées avec une énergie joyeuse et résolument vivante.

Jann Gallois

P=MG & Compact


vendredi 4 novembre 21h


2 courtes œuvres «hip hop & contemporaines»


Jeune chorégraphe au parcours atypique la conduisant de la musique classique à la danse contemporaine en passant par le hip-hop, Jann Gallois joue des contraintes physiques et des métaphores existentielles que celles-ci produisent. Dans p=mg, solo récompensée par de nombreux prix internationaux, le poids, facteur essentiel de l’art du mouvement, révèle la pesanteur psychologique qui parfois paralyse nos vies ou nous encourage au contraire à surpasser les obstacles. Dans Compact, l’imbrication fusionnelle de deux corps raconte avec humour l’obsessionnel besoin de contact de nos sociétés. A travers ces deux pièces, la prometteuse chorégraphe livre le fruit d’une recherche audacieuse et sensible.

Daniel Pennac / Farid Ounchiouene

L’œil du loup


vendredi 4 novembre 14h15 • samedi 5 novembre 19h


Puissante, précise, radicale, telle est Lisbeth Gruwez, forte personnalité de la danse. Déjà très remarquée comme interprète dans les pièces du plasticien et grand démiurge flamand, Jan Fabre, elle poursuit son chemin avec des performances aux enjeux étonnants. Cette pièce récente investit avec le corps les formes du discours politique. Séduction, persuasion, intimidation, les mots troubles, ceux des prédicateurs politiques et religieux, se déversent sur scène par vagues ...

Radhouane El Meddeb

Au temps où les arabes dansaient


mardi 8 novembre 20h30


Quatre hommes s’approprient une danse de femmes. Ils font onduler leurs bassins, rouler leurs hanches, tourner leurs nombrils autour d’un centre inquiétant, « épicentre des secousses à venir ». Le chorégraphe tunisien Radhouane El Meddeb se souvient du temps où les arabes dansaient… du temps où, dans des films en Technicolor, on dansait, on chantait, on s’aimait sans retenue. Echo lointain de ce temps révolu, cette danse du ventre audacieusement masculine est un soupir de nostalgie pour cet univers d’illusions disparues, un cri de révolte contre la violence du monde et l’obscurantisme, une bouffée d’espoir pour la société qu’il nous faut bâtir.

PROGRAMMATION

En partenariat avec L’Orange Bleu / Eaubonne

François Verret

Le Pari


mercredi 18 janvier 20h30 • jeudi 19 janvier 14h30 • vendredi 20 janvier 20h30


Dans le cadre de son vaste « Chantiers 2014-2018 », François Verret crée cette saison le deuxième volet d’un triptyque. Après Rhapsodie démente en 2015, il fait le pari que « du fond de la grisaille où nous nous trouvons, nous saurons inventer en actes des manières de résister ensemble (...), de ranimer certaines lumières par l’émotion, et pourquoi pas, par le rire. » Entouré de danseurs, d’acteurs, de musiciens, de vidéastes, il invente un processus de recherche infini  qui, nourri de littérature, de cinéma, de philosophie, d’articles de journaux, de dialogues avec les gens qu’il rencontre sur le territoire... cherche à éveiller les énergies créatrices qui sommeillent en chacun de nous.

Kaori Ito

Je danse parce que je me

méfie des mots


vendredi 20 janvier 20h30 • mardi 25 avril 20h


Kaori Ito est danseuse, Hiroshi Ito est sculpteur. Elle vit en France, lui au Japon, et plus d’une décennie de silence semblait sceller l’éloignement géographique et culturel qui tenait à distance le père et la fille. Pourquoi tu fumes ? Pourquoi, au restaurant, c’est toujours ma mère qui paye ? Qu’est-ce que tu ferais si tu avais une autre vie ? Est-ce que tu connais Pina Bausch ? A travers un flot de questions adressées à son père par la superbe interprète et désormais chorégraphe Kaori Ito, ils se dévoilent. Sur le fil fragile de la relation, l’un et l’autre dansent, joyeux et délicats, révélant la possibilité de l’adieu à travers ces touchantes retrouvailles.

Catherine Diverrès

Blow the bloody door off !


vendredi 10 mars 20h30 — Création 2016-2017


Avec Blow the bloody doors off !, Catherine Diverrès rompt les habitudes souvent binaires qui influent notre rapport au temps. Sur un concerto contemporain pour percussions, alto, violoncelle, trombone, trompette et guitare électrique joué en live, huit danseurs explorent avec délicatesse l’élasticité du temps et de l’espace. Par la subjectivité de leurs sensations, ils nous font éprouver le jaillissement, l’accélération, le ralentissement extrême, l’immobilité. Pétrie de poésie et de pensée, la chorégraphe convoque Rimbaud, Pessoa ou la philosophie zen, s’affranchissant du flux écrasant et faisant sauter les portes de nos habitudes pour réinventer le Temps.

Nathalie Pernette

Les Ombres blanches


mardi 28 mars 10h & 14h • mercredi 29 mars 10h & 15h


Mais les fantômes, ça n’existe pas ! N’en déplaise à quelques grincheux rationnels, revenants, fées et feux-follets s’invitent sur le plateau. La chorégraphe Nathalie Pernette convie les jeunes spectateurs à s’enfoncer dans un espace-temps inhabituel, peuplé d’esprits frappeurs et d’ombres facétieuses. Cris de chouette, craquement de parquet, grincement de porte... le doute n’est plus permis. Fulgurance, densité et souplesse, mystère, stupéfaction et fascination, tels sont les ingrédients de ce spectacle créé avec la complicité du magicien Thierry Collet qui, pour le plaisir de quelques frissons, domptera la fumée et fera valser le mobilier !

En partenariat avec le Centre culturel de Taverny

Yann Lheureux

Gravity.0


vendredi 31 mars 14h30 & 21h


Ils sont cinq, venus du hip-hop et du cirque. L’un est danseur, les autres sont jongleur, acrobate, cordéliste, trampoliniste. A travers leur pratique, tous entretiennent un rapport essentiel à la question de la gravité. Ils ne se connaissaient pas avant que le chorégraphe Yann Lheureux les réunisse pour cette création, dans laquelle ils partagent un territoire commun, à la fois horizontal et vertical. Ils prennent de la hauteur, sur leur embarcation de fortune faite de plateformes métalliques, de cordes, de trampolines. Ils gravissent l’espace, chutent et s’envolent, appréhendent poids et suspension, interrogeant le sens physique de la gravité aussi bien que son sens abstrait.

Les danses abritées

Deux jours consacrés aux travaux

de chorégraphes émergents


vendredi 28 avril à partir de 10h30 > soir • samedi 29 avril à partir de 18h


Ponctuées par des rencontres et par la programmation de spectacles en cours de création ou achevés, ces deux journées vous invitent à plonger dans le bouillonnement de l’émergence chorégraphique. Une réflexion sur l’absence d’un corps à jamais disparu (D’œil et d’oubli), un malicieux rébus chorégraphique composé sur le principe de la ritournelle enfantine Trois p’tits chats – Chapeau d’paille – Paillasson (Riz complet), une riche exploration du bâillement (A bouche que veux-tu), une transposition des principes de composition utilisés dans l’art des jardins à la danse (Hortichorégraphie) …

Anne N’Guyen

Autarcie


vendredi 5 mai 20h30 • vendredi 19 mai 20h45


Dans le monde presque exclusivement masculin du hip-hop, Anne Nguyen a su tailler une place à sa mesure. Danseuse d’exception spécialiste du break, elle a brillé au cours de nombreux battles avant de s’intéresser à la danse contemporaine et de participer au mouvement qui, depuis deux décennies, transpose cette danse de la rue à la scène. Break, popping, waaking... sont autant de techniques maîtrisées avec virtuosité par les quatre danseuses d’Autarcie (...) Elles déploient dans ce spectacle un jeu de stratégie abstrait où enjeux de pouvoirs et conquête de liberté, émancipation et révolte, se cristallisent en une danse graphique à la puissance brute.

Vincent Dupont

Stéréoscopia


vendredi 12 mai 14h30 & 21h


Dans cette proposition atypique, chaque spectateur, équipé d’un casque, est invité à parcourir les territoires d’expériences sensorielles singulières. Dans un décor aux lignes épurées, deux danseuses identiques unissent leurs mouvements et se dédoublent, créant d’étonnants effets visuels et auditifs. Conçu à partir de la stéréoscopie (ancêtre des technologies 3D), ce spectacle trouble nos perceptions. Comme à son habitude, Vincent Dupont mêle les disciplines et crée un objet spectaculaire insolite aux lisières de la danse et de l’installation plastique. La densité poétique de l’abstraction gagne ici le plateau, révélant un univers fascinant, onirique et pictural.

Julie Nioche

Nos amours


vendredi 12 mai 21h


Une question et plusieurs pistes de réponse... Quelles traces ont laissé nos amours dans nos corps ? Une dilution, un flottement, une vibration, un suintement, une excitation, un déchirement, un enroulement, une nausée, une caresse, un vertige... ? Chorégraphe et ostéopathe, Julie Nioche ravive les mémoires amoureuses inscrites dans les plis, les creux, les articulations de nos corps. Pour ce travail archéologique singulier, elle a mené sa recherche à partir de pratiques somatiques telles que l’acupuncture, la sophrologie ou le shiatsu, et a composé la danse sur les Variations Golderg de Bach, dont il ne restera dans la pièce que l’écho lointain du chantonnement de Glen Gould.

Béatrice Massin

Mass-B


vendredi 19 mai 21h


Ils arpentent le plateau comme d’autres arpentent la terre, traversant les frontières à la recherche d’une autre vie. De marches éreintantes en courses éperdues, dix danseurs semblent défier l’avenir. Sur des œuvre du compositeur contemporain György Ligeti et la Messe en si de Jean-Sébastien Bach, Béatrice Massin mêle danse contemporaine et danse baroque pour rendre hommage aux migrants de toutes les époques. Par la métaphore de la danse, la chorégraphe soulève avec audace l’une des questions les plus brûlantes aujourd’hui, faisant finalement souffler l’espoir sur un plateau emporté par un formidable élan de joie.

Geisha Fontaine / Pierre Cottreau

Millibar une ritournelle

chorégraphique


jeudi 8 juin 14h & 19h


Depuis dix-huit ans, à travers le monde, Pierre Cottreau capte en Super 8 une petite ritournelle chorégraphique composée et interprétée par Geisha Fontaine. Alep, Le Caire, Shangaï, Figueras, Hanoï, Zagreb, Saint-Denis... dans l’espace public, cette petite danse de quarante secondes rencontre le présent des habitants en divers endroits de la terre et, filmée, produit la mémoire d’un autre temps de ces lieux. La chorégraphe, entourée de trois autres danseurs, interroge aujourd’hui sur le plateau ces images …

© Conseil départemental du Val d’Oise / © Atelier Neos 2016/2017

Retrouvez Vincent Dupont avec «Mettre en pièce(s)»

Retrouvez Julie Nioche avec «En classe» : Actions artistiques

Boris Charmatz

Flip Book - 1ère partie Roman photo


vendredi 17 mars 21h •  samedi 18 mars 21h


Directeur du Centre chorégraphique national de Rennes depuis 2008, Boris Charmatz a transformé celui-ci en Musée de la danse, manière pour lui « d’aller de l’avant. De prospecter, d’inventer, de dessiner du futur. » Avec Flip book, il invente une manière absolument singulière d’envisager le répertoire en danse. D’un livre de photographie retraçant le parcours de Merce Cunnigham (Merce Cunnigham, un demi-siècle de danse de David Vaughan), il fait sa matière première. Au fil des pages feuilletées, six danseurs en académiques font résonner sur le plateau les mouvements de Cunnigham, inventant les interstices laissés vides et ouverts par les images fixes.

Événement Escales danse en Val d’Oise

Vincen Dupont

Mettre en Pièce(s)


vendredi 24 mars 20h30 • vendredi 19 mai 20h30 • mardi 23 mai 20h30

Création 2016-2017


Chaque création de Vincent Dupont est une nouvelle expérience sensorielle. Dans Mettre en pièce(s), six danseurs et quarante-neuf sphères suspendues par des fils interrogent les moments les plus singuliers de nos vies, ceux où une rupture subjective implique un choix d’existence. Il faut alors abandonner quelque chose afin de sortir du flux, enrayer les habitudes quotidiennes, permettre un nouveau commencement. Sur un plateau résolument vivant où sons et mouvements adviennent de concert, la force d’engagement des danseurs questionne le sens, grâce à une danse « qui fasse l’épreuve du gouffre qui sépare parfois les mots des actes. »

Création Escales danse en Val d’Oise